2017

Les sélectionnés

couv-Songe-a-la-douceur-620x987 Songe à la douceur, Clémentine Beauvais

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.
Titre sélectionné par Théo.

éditions Sarbacane, collection Exprim’, 15€50, 240 pages, 2016

la-fourmi-rouge La fourmi rouge, Emilie Chazerand

Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction.
Et ce, à cause de :
– Sa mère, qui est morte quand elle avait huit ans.
– Son père, un taxidermiste farfelu.
– Pierre-Rachid, son pote de toujours, qui risque de ne plus le rester…
– Son ennemie jurée, Charlotte Kramer, la star du lycée.
– Sa rentrée en Seconde, proprement catastrophique.
Pour Vania, c’est clair : l’existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n’être personne. Une fourmi parmi d’autres. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n’est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge…
Titre sélectionné par Julia.

éditions Sarbacane, collection Exprim’, 15€50, 256 pages, 2017

la nébuleuse alma La nébuleuse Alma, Luc Blanvillain

Le jour où Alma a embrassé Robin pour la première fois devant le lycée, après huit semaines de patience, de faux espoirs, de SMS, et près de vingt-six nuits passées à dormir le téléphone contre l’oreille au risque de griller ses neurones déjà bien endommagés par le coup de foudre, ce jour-là, elle a perdu sa meilleure amie. Comment aurait-elle pu deviner que, en venant partager avec Jade son bonheur tout neuf, cette dernière lui annoncerait que tout était fini entre elles ? Et pour quelle raison ? L’ennui ! Jade s’est lassée d’Alma qu’elle trouve trop gamine, égoïste et superficielle. Certes, contrairement à son amie Jade, Alma ne s’est jamais souciée des sans-papiers ni des SDF ; elle ne milite dans aucune association et n’a jamais pris la peine de lire un seul article sur la guerre en Syrie. Mais est-ce une raison pour la chasser comme une malpropre ?
Il y a autre chose. Forcément.
Titre sélectionné par Audrey.

éditions l’école des loisirs, 15€80, 256 pages, 2016

le fils de l'ombre et de l'oiseau Le fils de l’ombre et de l’oiseau, Alex Cousseau

Alors qu’ils s’apprêtent à tuer le célèbre bandit Butch Cassidy, deux frères racontent, au cours d’une nuit, l’histoire de leurs ancêtres. Leur récit nous entraîne dans toute l’Amérique latine au cours du XIXe siècle, à la rencontre d’aventuriers, d’inventeurs et de révolutionnaires, dans un mélange d’histoires vraies, de légendes et de rêves. Dans le fil de son précédent roman, Les trois vies d’Antoine Anarcharsis, Alex Cousseau nous donne à nouveau un grand roman d’aventures plein de magie et de poésie.
Titre sélectionné par Lucille.

éditions du Rouergue Jeunesse, 15€90, 416 pages, 2016

jan Jan, Claudine Desmarteau

Elle se fait appeler Jan, pour Janis, son prénom qu’elle n’aime pas. Et gare à ceux qui osent se moquer d’elle. Son père, fier d’avoir une fille qui n’est pas «une gonzesse», raconte que le jour de sa naissance, déjà, elle avait ses deux petits poings serrés, l’air pas commode. Depuis, garçons ou filles, petits ou grands, pour peu qu’on la cherche, Janis ne se laisse pas faire. Sa mère est vendeuse de chaussures, son père chômeur professionnel. Il est aimant et doux, mais boit beaucoup. Un jour, parce que sa mère est partie prendre l’air, que son père s’écroule sur le sol, Jan appelle les pompiers et c’est l’engrenage. Son frère et elle sont confiés à un foyer puis à une famille d’accueil, le temps de l’enquête. Mais la jeune fille en a décidé autrement : elle veut protéger son petit frère, rentrer chez elle et réunir ses parents. Elle s’identifie très fort à Antoine Doinel, héros du film de François Truffaut Les 400 coups, et c’est à travers lui qu’elle puise la force de sa révolte.
Titre sélectionné par Marie.

éditions Thierry Magnier, 14€50, 256 pages, 2016

j'ai avalé un arc-en-ciel J’ai avalé un arc-en-ciel, Erwan Ji

Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique…
Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique… Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité…c’est que j’ai avalé un arc-en-ciel.
Titre sélectionné par Tom.

éditions Nathan Jeunesse, 16€95, 336 pages, 2017

Macha ou l'évasion Macha ou l’évasion, Jérôme Leroy

Le monde de la Douceur vient d’entrer dans sa quatrième génération. Dans la Douceur, il n’y a plus de téléphones portables, plus de pollution, la course au profit a disparu. Macha-des-Oyats, qui a cent sept ans, est née au tout début du 21e siècle. Elle est l’une des dernières personnes à avoir connu le monde de la Fin. Alors, pour les jeunes qui le lui demandent, Macha accepte de raconter : sa jeunesse, cette époque ultraviolente, sa fuite vers un idéal…
Titre sélectionné par Sophie.

éditions Syros, 16€95, 336 pages, 2016

les pluies Les pluies, Vincent Villeminot

« Kosh songea qu’il n’avait jamais vu les yeux de Lou dans le soleil. C’était parce qu’il pleuvait depuis maintenant quatre mois. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison. Il se perpétuait. Partout, les eaux avaient monté, les rivières enflées, on consolidait les digues, on en bâtissait d’autres, plus hautes, mais qui se révélaient de nouveau insuffisantes. Les montagnes ruisselaient. Les fleuves débordaient. Des plaines autrefois agricoles ressemblaient à des marécages (…) Mais Kosh n’avait pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou était menthe à l’eau. Et qu’ils étaient la plus belle chose qu’il ait jamais vue. Surtout lorsqu’elle souriait. Qu’il la faisait sourire. L’eau monte, les digues sont sur le point de céder, il faut évacuer. Sur le port, les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique, convaincus qu’il s’agit là du dernier espoir de s’en sortir. C’est une cohue indescriptible et au moment d’embarquer, dans un mouvement de foule, Kosh est arraché à Lou. Dernier échange de regards.
« Survis… » la supplie-t-il. « Survis, et moi, je te retrouverai. »
Titre sélectionné par Nathan.

éditions Fleurus, 16€90, 320 pages, 2016

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